Engagements en matière d’environnement

27 octobre 2009

Québec, ville verte

Depuis le début de la présente campagne électorale, l’Équipe Labeaume a pris des engagements dans différents dossiers qui préoccupent actuellement la population de Québec. Aujourd’hui, nous nous engageons sur des enjeux qui interpellent et qui concernent les générations qui nous suivront. Mon équipe répète depuis maintenant deux ans que nous voulons rendre Québec plus attrayante et plus performante. Pour atteindre ces objectifs, il nous faudra aussi avoir une ville plus verte. Le respect de l’environnement n’est pas une mode politique; nous savons maintenant que c’est devenu une absolue nécessité, particulièrement pour nos enfants.

Pour y arriver, tous devront mettre l’épaule à la roue. Les citoyens, en modifiant leurs habitudes de consommation et de déplacements, les entreprises, en contribuant à l’effort collectif, et la Ville, en montrant l’exemple, donc en s’assurant d’avoir des pratiques et des politiques exemplaires en matière de développement durable.

Un audit environnemental à la Ville de Québec

L’administration municipale, avant d’imposer de nouvelles règles aux citoyens et aux entreprises, doit avoir fait le ménage de sa propre cour. Par exemple, si la Ville doit limiter l’arrosage des pelouses à ses résidents, elle doit au minimum ne pas arroser les siennes indûment.

J’annonce donc que je proposerai au conseil municipal, dans les jours suivant ma réélection, que le vérificateur général procède à la réalisation d’un audit environnemental complet sur l’ensemble des pratiques, activités et interventions réalisées par les différents services de la Ville.

Entre autres choses, le vérificateur général devra se pencher et émettre des recommandations sur :

  • les coûts et l’efficacité énergétique des bâtiments et systèmes de la Ville;
  • la consommation d’eau potable, le gaspillage, s’il y en a, et la gestion des eaux usées et pluviales;
  • la gestion des déchets, le recyclage, la récupération et la réutilisation;
  • la consommation de papier;
  • les émissions de gaz à effet de serre résultant d’activités de la Ville : immeubles, équipements, flottes de véhicules, etc.

Une première politique de gestion de l’eau pour Québec

Au Québec, nous sommes plusieurs à agir comme si l’eau était surabondante, ce qui en ferait une ressource inépuisable. Évidemment, c’est faux. Ça peut paraître cliché de le dire, mais l’eau c’est la vie. Et c’est une responsabilité de premier plan de la Ville. C’est une responsabilité importante, qui doit être bien remplie, que celle de devoir fournir de l’eau potable, en tout temps, de qualité irréprochable et en quantité toujours suffisante, à près de 500 000 personnes.

Je m’engage donc à faire adopter en 2010 par le conseil municipal une politique de gestion durable de l’eau. Une première à Québec.

Cette politique devra couvrir les aspects suivants de la gestion de cette ressource fondamentale :

  • assurer un approvisionnement à court, moyen et long terme d’une eau d’une qualité impeccable, en tenant compte notamment de la qualité de l’eau dans les réservoirs naturels et dans leurs bassins versants;
  • fournir à tous une eau potable de qualité en quantité suffisante, à toutes les périodes de l’année;
  • débusquer les fuites dans le réseau d’aqueduc et les colmater rapidement, notamment en ayant recours aux nouvelles technologies sans tranchée;
  • diminuer progressivement notre consommation d’eau potable d’au moins 15 % dans les prochaines années, en encourageant l’utilisation responsable et en prohibant les usages excessifs;
  • assurer la pérennité des infrastructures de transport de l’eau potable et des eaux usées (aqueduc et égouts) en réalisant les investissements nécessaires sur une période de quinze ans;
  • assurer un suivi rigoureux et systématique de la qualité de l’eau acheminée dans les foyers de Québec (déjà 500 prélèvements mensuels sont effectués en différents points des 9 réseaux desservant le territoire), tout en améliorant sur une base continue les méthodes d’échantillonnage et de contrôle de qualité (collaboration actuelle avec la Chaire de recherche en eau potable de l’Université Laval);
  • renforcer la réglementation relative aux usages excessifs d’eau potable (urinoirs à vidange périodique, système de réfrigération et de climatisation de plus de 36 000 BTU, lave-autos sans système de recyclage de l’eau, systèmes d’arrosage automatique sans détecteurs de pluie ou d’humidité).

Diminuer les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire

Une des premières sources des émissions de gaz à effet de serre en Occident provient des véhicules roulant au pétrole. Depuis quelques années, une alternative s’est développée dans le monde automobile. Les véhicules hybrides sont devenus un moyen efficace et intelligent de diminuer les émissions de gaz carbonique, gaz à effet de serre par excellence qui, faut-il le rappeler, constituent la cause première du réchauffement climatique.

Nous allons donc, une fois élus, entamer un programme de remplacement de la plupart des véhicules de la Ville par des véhicules moins polluants, principalement hybrides. Nous consacrerons annuellement un demi-million de dollars du Programme triennal d’immobilisation pour couvrir l’écart de prix entre un véhicule polluant et un véhicule plus respectueux de notre environnement.

Une autre flotte importante de véhicules qui se déplacent dans Québec est celle du taxi. En plus d’avoir un impact environnemental, les taxis ont un impact sur l’image de marque de la ville. Nous allons travailler en collaboration avec les associations de taxis pour transformer, au cours des prochaines années, l’image et l’empreinte écologique des taxis de Québec. Nous allons sérieusement étudier la possibilité d’implanter, en collaboration avec des partenaires tels le gouvernement du Québec et l’Office du tourisme de Québec, un incitatif pour accompagner les propriétaires de permis à prendre cet important virage. Notre objectif est clair : avoir une flotte plus uniforme, plus belle, plus distinctive et plus écologique. J’invite donc les associations à prendre avec nous cette direction!

Nous allons également préconiser trois autres dimensions à cet objectif de diminuer d’au moins 20 % d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre en :

  • favorisant l’achat d’autobus hybrides ou électriques;
  • implantant l’écolobus dans différents quartiers de la ville;
  • intensifiant les efforts de développement du réseau cyclable.

En fait, une ligne directrice nous guidera : concevoir l’aménagement du territoire et des transports en fonction des déplacements actifs et collectifs.

Faire de Québec une ville exemplaire en matière d’écoquartiers

L’aménagement même de la ville doit contribuer à la rendre plus écologique. Un aménagement durable est la marque la plus visible et souvent la plus concrète d’une véritable ville verte. Un nouveau mode de construction de la ville se développe et il nous plaît grandement. Ce sont les écoquartiers qui allient des innovations dans la gestion des déchets et de la récupération, une consommation moindre d’eau potable, la récupération des eaux pluviales et la mise en valeur des espaces verts. Sans compter la géothermie, les toits verts et l’intégration au système de transport en commun.

Nous profiterons tout d’abord de la construction du nouveau bâtiment fédéral et du nouveau Centre Mgr‑Marcoux pour lancer la revitalisation du secteur D’Estimauville. Nous y aménagerons notamment des liens pour piétons et des pistes cyclables. Nous évaluerons aussi la possibilité de déménager des services municipaux dans le secteur. L’objectif pour ce secteur est de construire plus de 2100 logements, de nombreux commerces de proximité et des espaces à bureaux de qualité.

La Pointe-aux-Lièvres accueillera quelque 1200 logements, conservant une grande partie de ce terrain en parc public. Nous souhaitons que ces nouveaux logements attirent principalement les jeunes travailleurs de l’industrie des jeux vidéo et les artistes.

Faire de Québec une ville exemplaire en matière de gestion des matières résiduelles

La Ville de Québec investit depuis des années afin d’améliorer la performance de l’incinérateur et diminuer la quantité de déchets qu’on y élimine. Beaucoup reste à faire dans une perspective d’amélioration et pour y arriver l’Équipe Labeaume entend investir temps et énergie afin de :

  • poursuivre le recyclage dans le secteur résidentiel multilogements et auprès des institutions, commerces et industries;
  • augmenter la collecte des matières recyclables dans les lieux publics;
  • créer une véritable culture du compostage en diminuant la perception du « mal nécessaire » chez les citoyens;
  • implanter une usine de compostage à la fine pointe de la technologie.

Conclusion

Dans cinq ans, la ville commencera déjà à se transformer sous nos yeux. Dans quinze ans, elle ne sera plus la même. Dans vingt ans, elle fera durablement la fierté de nos enfants. S’il y a une meilleure raison de faire de la politique, je ne l’ai pas encore trouvée… Les chantiers que nous lançons aujourd’hui constituent un signal. D’autres initiatives s’ajouteront certainement car nous sommes littéralement obsédés par le développement durable de Québec. Nous étudions ce qui se fait ailleurs, nous accompagnons les initiatives locales, nous stimulons l’ingéniosité en la mettant en vitrine. Si nous voulons vraiment «réussir Québec», nous devons le faire en pensant aux générations futures. Nous aurons réussi lorsque nous leur aurons légué une véritable Ville Verte! C’est mon ambition personnelle et elle est partagée par tous les membres de mon équipe.

RÉGIS LABEAUME
Président d’Équipe Labeaume