Déclaration d’ouverture au conseil de ville du 7 mars 2011
Publié le 07 mars 2011
Monsieur le Président,
En 2008, la Ville de Québec lançait un vaste programme visant à moderniser son administration. Un groupe de travail a été formé et la Direction générale a mis en place ce que nous appelons désormais les 25 chantiers. Pour illustrer la situation, disons que toutes les pierres de l’édifice administratif ont été retournées. Nous avons revu toutes les façons de faire. Déjà des résultats concrets ont été obtenus :
- Dans le but de faire plus avec moins, une des premières mesures de mon administration fut d’abolir 1 poste sur 2 lors de départs à la retraite. Depuis 2008, ce sont 201 postes qui ont été abolis. D’ici 2013, nous atteindrons l’objectif visé de 500 postes. Malgré toute cette remise en question, des sondages menés auprès de la population et des gens d’affaires démontrent un taux de satisfaction très élevé par rapport à la qualité et à la quantité de services offerts et rendus.
- Afin de simplifier la vie des citoyens et des promoteurs, plus de 54 processus reliés à l’émission de permis ont disparus, de quoi générer des économies substantielles tant en ressources humaines et qu’en argent.
- Pour améliorer l’efficacité et l’efficience des services, le travail en silo dans les arrondissements est chose du passé. Ainsi, ceux-ci doivent dorénavant s’échanger des équipements et des services. Encore là, des économies représentant des millions de dollars ont été réalisées au bénéfice des contribuables!
- Toujours dans le but de maximiser le rendement de la Ville en matière de prestation de services, l’enlèvement des ordures dans certains arrondissements a été confié au secteur privé. Une autre façon de faire plus avec moins.
Toutes ces décisions mèneront à des économies de quelque 180 M$ d’ici 2013. Nous avions dit que nous ferions les choses différemment, nous l’avons fait.
Actuellement, nous travaillons à la mise en place d’indicateurs de performance. Ceux-ci seront testés au cours de l’année et devraient être opérationnels en 2012. Ils permettront d’évaluer, en temps réel, la qualité des services offerts et, surtout, de comparer la performance par service entre les arrondissements. Ce faisant, nous disposerons des informations nécessaires à l’amélioration des services et nous pourrons rapidement mettre en place les correctifs pour éliminer les faiblesses observées lors de la prestation de services.
De plus, dans un souci de moderniser notre administration, nous planchons sur une façon d’établir une meilleure connaissance de nos coûts par activité. Par exemple, quel est le coût par résident du service des bibliothèques? Quel est le coût par résident du service des loisirs? Autant d’inconnus qui, une fois mesurés, permettront de modifier, voire de remettre en question, certains services dans leur exécution actuelle.
Monsieur le Président, ces actions s’inscrivent à l’intérieur du cadre financier qui a été adopté à l’unanimité, malgré le fait que, je vous le rappelle, nous étions minoritaires en 2009.
Ce cadre financier stipule que :
- le taux d’endettement ne dépassera jamais 20 % du budget annuel (tableau);
- le compte de taxes des contribuables ne dépassera pas l’Indice des prix à la consommation (IPC).
De plus, Monsieur le Président, mon administration a pris certaines décisions qui permettront de s’attaquer à la dette; une première à la Ville de Québec. En effet, d’ici 2020 – soit dans neuf ans – la dette aura diminué de 400 M$. Comment pouvons-nous espérer nous donner les moyens de nos ambitions? À chaque année, nous investissons plus ou moins 350 M$ dans nos infrastructures à même notre programmes d’immobilisations. En 2008, la Ville ne payait comptant que 3,5 M$ de ces 350 M$. Depuis, nous avons pris la décision d’augmenter ce montant à 10 M$. À compter de 2012, nous ajouterons annuellement 12,4 M$ à ce 10 M$, de telle sorte qu’en 2020, 200 M$ serviront à payer comptant nos immobilisations. Imaginez les économies en intérêt que cela procurera à la Ville (tableau).
Cette stratégie, combinée aux économies générées par la modernisation de notre administration et aux abolitions de postes, permettra de diminuer notre dette de 400 M$ (tableau). Du jamais vu à la Ville de Québec! On s’attaque à la dette dès maintenant.
Ainsi, avec de la rigueur et une saine gestion, notre ville pourra poursuivre son développement économique et social de manière à ce que nous soyons la ville la plus attrayante et la plus performante au pays. Il ne s’agit plus d’un objectif théorique, mais bien d’une réalité à notre portée. Voici le projet emballant auquel je convie la population, les employés de la Ville et les leaders socio-économiques de notre communauté. Comme je le disais récemment, « à partir d’aujourd’hui, tout est possible à Québec »!

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