Facebook Twitter Youtube

Déclaration d’ouverture du conseil de ville du 4 avril 2011

Publié le 04 avril 2011


Monsieur le Président,

J’aimerais profiter de ce conseil municipal pour faire le point sur les déclarations des deux maires des villes défusionnées qui tentent, par leurs propos et leurs comportements, de faire dérailler un projet qui tient à cœur à 76 % de la population de la région, soit la construction d’un amphithéâtre multifonctionnel.

Comment peut-on s’opposer à un tel projet rassembleur lorsqu’on s’exclut soi-même des discussions? Depuis 2005, les maires Corriveau et Loranger contestent la mise en place d’un conseil d’agglomération, c’est-à-dire une tribune mise en place par le gouvernement du Québec afin de leur permettre de participer à la gouvernance des 3 villes et de se partager des équipements, des services et des événements.

Depuis 2005, seuls ces messieurs ont le pas. Malgré toutes les concessions, malgré les recommandations d’un comité indépendant, seuls ces messieurs sont en possession tranquille de la vérité et de la connaissance. Pire, depuis 2007, ils refusent d’acquitter les factures transmises par la Ville de Québec pour des services rendus à leur population (police, incendie, transport, etc.). Le défaut de paiement de leur quote-part atteint aujourd’hui plus de 12 M$ qu’assument les citoyens de Québec.

De plus, les deux villes se sont accaparé et ont encaissé en 2010 un chèque de plus de 5 M$ en provenance du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire qui était destiné à la Ville de Québec. Le manque à gagner pour notre ville est de l’ordre de 17 M$. Ce montant représente plus de 2 % du compte de taxes des citoyens de Québec. Les règles du jeu ont toujours été claires et connues des maires de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin. La Ville de Québec a été de bonne foi depuis la signature de l’entente en janvier 2009 en visant une équité fiscale entre les contribuables des 3 villes, ce qui n’est plus le cas.

Comment peut-on signer, en toute connaissance, une entente, accepter les conséquences de celle-ci et, dès que l’encre est séchée, refuser d’en reconnaître les engagements? Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on repassera pour la bonne foi! Ces messieurs contestent l’interprétation que la Ville de Québec fait de l’entente signée en janvier 2009. Pourtant, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire interprète cette entente en notre faveur. Ces deux messieurs sont encore une fois les seuls à avoir le pas. Ils semblent vouloir avoir le beurre, l’argent du beurre et le fil pour couper le beurre sur le dos des contribuables de la Ville de Québec.

Cela fera. C’est assez. Les élus de la Ville de Québec n’ont jamais donné de leçon aux maires des villes voisines. Nous n’accepterons pas d’en recevoir de la part des maires de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin.

Si d’aventure ils souhaitent être informés des dossiers qui touchent nos trois municipalités, il existe une tribune mise en place par le gouvernement du Québec : il s’agit du conseil d’agglomération. Ils n’ont qu’à s’y présenter. Les absents ont toujours torts, dit-on. La Ville de Québec a constamment fait part d’ouverture d’esprit. À preuve, nous avons donné pour mandat à un directeur général adjoint de jouer le rôle de coordonnateur des dossiers d’agglomération et de multiplier les rencontres pour expliquer le budget de notre ville et les mécanismes de calcul de la quote-part des villes de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin à leurs fonctionnaires respectifs. Quand il est question de transparence, d’échanges d’information et de respect des ententes conclues, la Ville de Québec n’a pas de leçon à recevoir de quiconque. Encore faut-il être de bonne foi et suivre en direct et non à distance l’évolution des dossiers. Lorsqu’on est membre d’un conseil d’administration, que ce soit au RTC, à ExpoCité ou au conseil d’agglomération, la fonction commande d’y assister. Dans le cas de monsieur Loranger, la chaise libre caractérise bien son sérieux et son intérêt à contribuer à l’avancement des enjeux de notre région. Quant à la bonne foi des instaces de la Ville, qu’il me soit permis, Monsieur le Président, de souligner quelques exemples :

  • cession du parc industriel François-Leclerc;
  • diminution du nombre d’équipements d’agglomération;
  • diminution du nombre d’événements dits d’agglomération;
  • diminution du nombre de rues dites d’agglomération.

Quant au statut du futur amphithéâtre multifonctionnel, équipement d’agglomération ou pas, notre administration demande au ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, M. Laurent Lessard, de convoquer le plus rapidement possible le comité d’arbitrage afin qu’il se penche sur la question et qu’il fasse recommandation.



Fermer